Vivy : Fluorite Eye’s Song

Action • Drama • Manga
Par le 5 mars 2022
Vivy : Fluorite Eye's Song

« Vivy : Fluorite Eye’s Song » est une série animée originale de 13 épisodes, de Umehara Eiji et Nagatsuki Tappei, réalisée par Ezaki Shinpei et animée par le studio WIT.

Elle a été diffusée au printemps 2021 – du 03 avril 2021 au 19 juin 2021 – et appartient aux genres action, drame et science-fiction.

Affiche officielle de la série

L’histoire

Dans un monde futuriste où les avancées technologiques battent leur plein, l’utilisation de l’intelligence artificielle – via un système appelé « l’Archive » – devient de plus en plus normalisée. Un parc d’attraction y est même consacré : tout, des machines aux membres  du parc, fonctionne via l’IA. Vivy, première IA humanoïde autonome, travaille à NiaLand en tant que chanteuse. Pour être plus précis, son but est de « rendre les gens heureux grâce ses chansons, en y mettant son cœur ». En effet, chaque IA possède une mission spécifique à laquelle elle doit se tenir (avoir plus d’une mission serait trop compliqué pour cette technologie).

Mais, un jour, avant un de ses concerts sur sa petite scène, Vivy fait la rencontre de Matsumoto, une IA avancée, surpuissante… et venue du futur ! Une guerre entre les robots et les humains éclatera, 100 ans plus tard : Matsumoto revient donc dans le passé pour demander à Vivy d’altérer le temps et de changer l’avenir, afin que la guerre n’ait pas lieu. Vont-ils y parvenir ?

En résumé : un scénario intriguant et plein de promesses. Mais, au-delà de l’intrigue, la plus grande qualité de cet animé, c’est bien son personnage principal.

Vivy, connectée à l’Archive

Un développement de personnage rare

Vivy nous apparaît, dès les premières minutes, comme une IA sans émotions, exécutant seulement les ordres qu’on lui donne. Bref, un véritable robot avec ses instructions préalables. Son caractère rappelle même beaucoup d’autres personnages de fiction qui ont existé avant elle. On peut, entre autres, penser à Violet Evergarden, avec qui elle partage cette nonchalance et ce manque de second degré. On commence alors à penser que Vivy n’est pas attachante, au contraire. Mais on se rend vite compte de son erreur après quelques épisodes.

Son destin bascule le jour où elle rencontre Matsumoto, muni d’une autre mission : sauver l’humanité en changeant le futur. En effet, après lui avoir prouvé qu’il vient du futur, Vivy décide de faire équipe avec Matsumoto et de dépasser ses limites pour éviter la guerre, cent ans plus tard.

Lors de ces cent années, il y a une poignée d’événements essentiels à changer pour pouvoir modifier le passé. Et, à chaque fois, Vivy fera la rencontre de personnes différentes, qu’elle essayera d’aider et de sauver de son mieux. Cela ne marchera pas forcément à tous les coups, mais elle en tirera des leçons qui lui permettra de comprendre qui elle veut être réellement, au-delà de sa condition d’IA.

Tout au long de la série, Vivy ne jure que par un objectif : comprendre comment elle peut « mettre son cœur » dans ses chansons. Comprendre ce qu’est « le cœur », parce qu’elle-même n’a pas été programmée pour comprendre ce principe. Vivy doit donc trouver cette réponse dans sa grande aventure pour sauver l’avenir des IA et des humains. Une quête qui la changera, pour le meilleur.

Un des plans rapprochés de Vivy

Une animation sublime

Une autre très grande qualité de l’animé, qui sera la plus facile à constater et à admettre, c’est évidemment l’animation. Elle a été réalisée par le studio WIT, également responsable de The Ancient Magus’ Bride ou encore Vinland Saga. Plusieurs fois lors de la série, le studio montre ses capacités en mettant en avant la beauté de toute l’animation. Une attention particulière a d’ailleurs été apportée à deux points spécifiques de l’animé : les plans rapprochés et les combats.

Pour illustrer ces propos, une des scènes de combat, proche de la fin de la série, a été élue « Meilleure scène de combat » pendant les Crunchyroll Anime Award 2022. En effet, toute personne qui a regardé la série pourra confirmer et appuyer cette nomination. Les scènes de combat sont d’une fluidité assez rare et à couper le souffle, au point où on ne le reprend qu’une fois l’affrontement fini. De plus, la scène n’est pas seulement magnifique dans son animation : elle est également particulièrement rapide. On ne peut qu’imaginer le travail titanesque des animateurs.

Des personnages attachants

Enfin, comme il a été mentionné plus haut, Vivy rencontrera pas mal de personnes pendant ces péripéties – aussi bien des humains que d’autres IA comme elle. Ces personnages laissent une trace qui construit non seulement l’histoire mais également le développement de caractère de Vivy.

De gauche à droite : Ophelia, Grace, Vivy, Estella et Elizabeth

Tous les personnages sont non seulement colorés, mais ils possèdent tous leur propre personnalité. Je dirais même qu’ils possèdent un charme, un aspect unique qui les rend attachants. On se met à les apprécier, comme si nous vivions dans leur monde, comme si nous vivions leurs difficultés et espoirs. Ces personnages représentent bien les enjeux de l’animé : donner aux IA une humanité qu’il manque parfois aux humains.

Même l’antagoniste principal, Kakitani Yugo, profondément anti-IA, se révèle plus complexe et intéressant que ce que sa première introduction nous apprend de lui. L’intrigue révèle les personnages doucement et nous apprenons à les connaître, à les apprécier, avant de devoir les laisser partir.

Le mot de la fin

Pour tous ceux qui hésitent encore, je vous conseille vivement Vivy : Fluorite Eye’s Song. Pour toutes les qualités mentionnées ci-dessus, mais également pour toutes celles que je n’ai pas citées ou qui ne me sont pas venues en tête. Il s’agit d’une série qui se vit !

Et après avoir regardé Vivy, si vous voulez rire un peu et vous détendre après cette aventure épique, n’hésitez pas à lire Zettai BL ni Naru Sekai Vs Zettai BL ni Naritakunai Otoko !